Le pays des nomades du far est
 Le drapeau mongol, symbole officiel de la Mongolie depuis 1945, il est composé de 3 bandes vertticales: 2 rouges faisant référence à l'idéologie communiste et une bleu, la couleur nationale, celle du ciel.Sur la gauche, en jaune, la couleur de la frateernité pour les Mongols, apparait un étrange symbole: le "Soyonbo". A travers cet idéogramme, on peut retrouver les différents éléments source de vie: le feu, la terre, l'eau, le soleil, la lune et le ying yang. Introduction Depuis toujours, la Mongolie est associée au nom de Gengis Khān, à la vision de vastes steppes, de chevaux sauvages au galop et de ciels bleus démesurés. Aujourd'hui encore, la Mongolie semble appartenir à un autre monde. Elle reste assurément l'une des dernières grandes destinations aventureuses d'Asie. Aussitôt sorti de sa capitale Oulan-Bator, vous voilà plongé dans un autre siècle. L'autonomie de cet immense Etat, pris en tenaille entre la Russie et la Chine, relève du miracle. Si le pays est dirigé depuis 1996 par une coalition démocratique, il a payé cher son accès à l'indépendance. Aujourd'hui, la Mongolie souffre d'un cruel manque d'infrastructures et de moyens financiers. Destination Intitulé officiel du pays : république de Mongolie Capitale : Oulan-Bator Superficie : 1 565 000 km² Population : 2,99 millions d'habitants Peuples et ethnies : Khalkhas (78%), Kalmouks (8,4%), Kazakhs (4,9%), Bouriates (2,6%), Chinois (1,4%), Touvines (1,3%), Ouïgours (0,04%), Russes (0,17%), Darkhat (0,1%) et Evenki (0,04%) Langues : mongol, kalmouk, kazakh, bouriate, chinois, russe Religions : bouddhisme tibétain, islam, chamanisme Institutions politiques : république parlementaire Président : Tsakhiagiin Elbegdorj Premier ministre : En cours de nomination (mai 2009) Economie PIB : 3 892 millions de $US PIB/Hab : 1 481 $US Croissance annuelle: 6,7% Inflation : 15,1% Principales activités : élevage, exploitation du cuivre, commerce du cachemire et de la laine Principaux partenaires : Russie, Chine, Japon et Etats-Unis Infos pratiques Visas : visas d'entrée et de sortie sont obligatoires pour toutes les nationalités. Ils s'obtiennent sans problème dans les ambassades et consulats mongols à l'étranger si votre séjour n'excède pas 30 jours. Pour une durée plus longue, ils doivent être accompagnés d'une invitation ou d'une caution de la part d'une société mongole ou d'un tour-opérateur. Les visiteurs comptant rester plus de 30 jours doivent s'enregistrer dans les 7 jours qui suivent leur arrivée à l'Agence de l'Immigration, de la Naturalisation et des Etrangers. Santé : plusieurs maladies comme la peste et la brucellose sont transmises aux humains par le contact avec les animaux ou la consommation de produits laitiers. La Mongolie connaît également des épidémies de méningite et le choléra peut se rencontrer. Décalage horaire : + 6 heures par rapport à la France, + 8 heures GMT, une heure de moins dans les provinces occidentales de Bayan-Ölgii, Uvs et Khovd Poids et mesures : système métrique Electricité : 220 volts, 50 Hz Indicatif téléphonique : + 976 Ambassade à l'étranger : 3 avenue de la Paix - Oulan Bator ; Tél. [976] (11) 324 519 ; fax [976] (11) 31 91 76 ; www.ambafrance-mn.org Ambassade en France : 5 av. Robert Schuman 92100 BOULOGNE BILLANCOURT - tél. 01 46 05 28 12 ; fax. 01 46 05 30 16 ; www.ambassademongolie.fr Quand partir La meilleure période pour voyager en Mongolie se situe entre mai et début octobre, mais si vous supportez le froid, Oulan-Bator peut se visiter à tout moment de l'année. C'est au début du mois de juillet que le temps est le plus favorable dans la partie nord du pays - c'est aussi l'époque du Naadam : les transports sont alors bondés et les hôtels risquent d'afficher complet dans la capitale. Juin et septembre sont des mois agréables et peu fréquentés. Pour visiter le désert de Gobi sans trop souffrir de la canicule, il est préférable d'attendre septembre ou octobre. Sachez qu'entre la mi-octobre et la mi-mai, le gel et les tempêtes de neige peuvent soudainement bloquer le trafic aérien comme le réseau routier et immobiliser tout le pays. Fêtes et festivals Le plus grand événement de l'année est le Naadam, également appelé eriyn gurvan naadam, du nom des trois "sports virils" que sont la lutte, le tir à l'arc et les courses de chevaux. La fête est célébrée dans tout le pays, généralement du 11 au 13 juillet, période anniversaire de la révolution mongole de 1921. Les principaux jeux se déroulent durant les deux premiers jours. Tsagaan Sar (Lune blanche) marque le début de la nouvelle année lunaire, en janvier ou en février. Après plusieurs mois d'hiver rigoureux, les Mongols mangent, boivent et dansent pendant trois jours. : Shin Jil (Nouvel An, 1er janvier), fête de la Constitution (13 janvier), Tsagaan Sar (Nouvel an lunaire, janvier-février), Journée internationale des femmes (8 mars), fête des Mères et des Enfants (1er juin), fête du Naadam (11, 12 et 13 juillet), fête de la République mongole (26 novembre) Devise le tögrög (MNT) Coût de la vie Si vous optez pour un voyage confortable (notion toute relative en Mongolie), vous dépenserez environ 100 € par jour. En revanche, le séjour sera beaucoup moins coûteux si vous partagez la location d'une jeep avec d'autres touristes et que vous campez au lieu de loger dans des yourtes aménagées pour les voyageurs. Prévoyez un budget quotidien d'au moins 20 € à Oulan-Bator et de 10 € à la campagne si vous empruntez les transports en commun et que vous séjournez à l'hôtel. Les prix des prestations sont plus élevés pour les étrangers que pour les Mongols (le double pour les hôtels, 5 à 7 fois plus pour les vols intérieurs). Restauration Repas économique : 1-2 € Repas moyen : 2-3 € Repas de qualité : 3-4 €
Logement Chambre économique : 2-7 € Chambre moyenne : 7-30 € Chambre de qualité : 30 € et plus Conseils relatifs à l'argent Outre des chèques de voyage libellés en dollars, pensez à emporter un peu d'espèces (des dollars américains) avec vous. Les cartes de crédit sont utilisables dans certains hôtels et compagnies aériennes d'Oulan-Bator (avec un supplément de 3%), mais elles ne vous seront d'aucun secours en dehors de la capitale. Les billets dont la date de tirage est antérieure à 1988, ne sont pas acceptés. Théoriquement, une taxe obligatoire de 10% est applicable pour les restaurants et hôtels de luxe d'Oulan-Bator mais la plupart des établissements ne la répercutent pas sur les prix ou l'ignorent. Le pourboire est bien vu dans les grands restaurants. Le marchandage est de rigueur sur les marchés publics, mais en tant que touriste, attendez-vous à payer plus cher que les Mongols. A ne pas manquer Oulan-Bator Lovée sur les rives de la Tula, Oulan-Bator est hérissée de hautes tours d'habitation de conception stalinienne mais, tout autour de la ville, se sont développés des quartiers de yourtes où vivent près de 250 000 personnes. Les grandes tentes de feutre sont protégées du vent, particulièrement violent au printemps, par des palissades en bois. Depuis les montagnes environnantes, le panorama offert par la ville est spectaculaire mais, en hiver, la vue est obscurcie par la pollution et il gèle à pierre fendre. Si les modèles japonais remplacent peu à peu les vieilles voitures et les bus soviétiques, les vaches et les chèvres errantes encombrent toujours les rues, et des hommes et des femmes en costume traditionnel côtoient les nouveaux riches. Au centre de la ville se trouve la place Sükhbaatar (Soukhe-Bator), où Damdiny Sükhbaatar, le "héros de la révolution", proclama en 1921 l'indépendance de la Mongolie. C'est également là qu'eurent lieu, en 1989, les premières manifestations prodémocratiques qui aboutirent finalement à la chute du communisme. Au nord-ouest de la place, le Musée d'histoire naturelle expose de nombreux objets et documents sur la géographie, la faune et la flore du pays, dont deux squelettes complets de dinosaures découverts dans le désert de Gobi. Le musée des Beaux-Arts Zanabazar (Dzanabadzar) possède une magnifique collection de tableaux, gravures et sculptures, dont de nombreuses œuvres de l'artiste et sculpteur bouddhiste Zanabazar. Le monastère bouddhique tibétain de Gandantegchinlen Khiid fut épargné par les communistes pour impressionner les visiteurs étrangers. Ce monastère, dont le nom signifie littéralement "Grand lieu de la joie absolue", est l'un des édifices les plus étonnants de la capitale. Il renferme plusieurs temples somptueux, ornés d'or et de pierres précieuses, où résonnent aujourd'hui à nouveau les chants et cérémonies des quelque 150 moines qui y vivent. Autre rescapé, le palais d'hiver du Bodg Khaan, construit entre 1893 et 1903, fut la dernière demeure du "huitième bouddha vivant", dernier souverain bouddhiste de Mongolie. Les six temples contenus dans l'enceinte du palais abritent les nombreux présents offerts, parmi lesquels une extraordinaire collection d'animaux empaillés. Les quatre sommets saints Considérés comme des lieux saints, les quatre sommets qui encadrent Oulan-Bator - le Tsetseegum, le Chingeltei, le Songino Khairkhan et le Bayansurkh - correspondent plus ou moins aux quatre points cardinaux. Ces montagnes se prêtent idéalement à la randonnée. Les forêts de mélèze et les pentes verdoyantes recèlent une riche faune, qui comprend le bouquetin et la zibeline. Culminant à 2 260 m au sud d'Oulan-Bator, le Tsetseegum Uul est le sommet le plus élevé de la chaîne du Bogdkhan, et de loin le plus spectaculaire. L'ascension n'est raisonnablement envisageable que de début juin à fin septembre et les permis sont à retirer à l'entrée du parc national Bogdkhan, à 15 km environ au sud d'Oulan-Bator. L'itinéraire le plus facile est celui du monastère de Manzshir, dont le point de départ est situé sur le flanc sud de la montagne. Il traverse de vastes prairies et des champs de gros rochers et d'oboos. Plus impressionnant mais aussi plus ardu, le sentier de Zaisan est un long trajet de 12 heures aller-retour à travers des rochers abrupts. Outre le permis, vous devrez vous munir d'une boussole, d'eau en quantité suffisante, de vivres et de vêtements chauds, car les orages et les vents glacés peuvent se déchaîner très soudainement, même en été. Réserve naturelle de Khustain Nuruu Cette réserve de 90 000 hectares fut créée en 1993 pour protéger les chevaux takhi. Le takhi constitue sans doute le symbole le plus marquant et le plus reconnu de la diversité et de la spécificité de la faune mongole. Egalement désigné sous le nom de cheval de Prjevalski (d'après le nom de l'explorateur russe qui le découvrit), cet animal sauvage sillonnait autrefois la steppe en vastes troupeaux. Au début des années 90, grâce au soutien d'associations internationales de défense de l'environnement, de nombreux takhi furent réintroduits dans des zones protégées de la réserve de Khustain Nuruu et dans le sud du Gobi. On recense aujourd'hui 200 représentants, vivant dans le parc ou en liberté. Kharkhorin En 1220, Genghis Khān décida d'établir la capitale de son vaste empire à Karakorum. L'entreprise fut achevée après sa mort par son fils, mais quatre décennies plus tard seulement, Kūbilaï Khān élut pour nouvelle capitale l'actuelle Pékin. Karakorum fut abandonnée et plus tard détruite par des hordes de soldats mandchous. Sur les ruines de la ville, on bâtit au XVIe siècle le monastère d'Erdenizu, qui fut lui-même saccagé pendant les purges staliniennes. C'est autour de cet emplacement que s'est construite la ville moderne et sans âme de Kharkhorin. Erdenizu (les cent trésors) fut le premier centre du lamaïsme en Mongolie. La construction du monastère débuta en 1586 mais ne fut achevée que trois siècles plus tard. Il abrite entre 60 et 100 temples, environ 300 yourtes installées à l'intérieur de l'enceinte et sa population peut atteindre jusqu'à 1 000 moines. Comme Karakorum, le monastère fut abandonné puis dévasté lors de l'invasion des troupes mandchoues. A l'exception de trois bâtiments, tous les temples furent détruits lors des purges staliniennes et d'innombrables moines tués. Le monastère resta fermé jusqu'en 1965, pour être réouvert, non pas en tant que lieu de culte mais en tant que musée. Ce n'est que depuis la chute du communisme que des moines habitent de nouveau les murs du monastère. Malgré les ravages, ce lieu a conservé une bonne partie de sa grandeur passée. Entourés par des murs d'enceinte, les trois temples sont dédiés aux trois étapes de la vie de Bouddha : enfant, adolescent et adulte. A l'extérieur du monastère se trouvent deux "rochers tortues". Niché dans une petite vallée au cœur des collines qui dominent le monastère, à 30 minutes à pied, se dresse l'étonnant rocher phallique. Selon la tradition locale, toutes les femmes qui visitent ce rocher doivent avoir une relation avec un homme dans les 24 heures. Khövsgöl Nuur Encadré par des dizaines de montagnes culminant à près de 2 000 m, d'épaisses forêts de pin et de prairies verdoyantes où paissent yacks et chevaux, Khövsgöl Nuur (2 760 km²) est un lac d'une beauté à couper le souffle, le plus profond d'Asie centrale et la 14e plus grande réserve d'eau douce de la planète. S'étirant le long de la frontière russe, Khövsgöl Nuur est un lieu sacré pour les habitants de la région, qui le désignent sous l'appellation de "Mère". Il regorge de poissons et ses environs sont peuplés de moutons, de bouquetins, d'ours, d'élans et de plus de 200 espèces d'oiseaux. De nombreuses grottes entourent le lac mais elles sont difficiles à atteindre sans l'aide d'un guide. Trois ethnies distinctes vivent dans la région : les Darkhads, les Bouriates et les Tsaatanes. Le lac est alimenté par près de 90 rivières mais n'a qu'un seul émissaire : l'Eggin Gol, qui termine sa course dans le lac Baïkal, en Sibérie. En hiver, lorsque le lac est gelé, il devient une zone de passage pour de gros camions de carburant en provenance de Sibérie. Le reste de l'année, on peut y faire du kayak ou se promener sur ses rives, à dos de cheval ou de yack. La rive sud du Khövsgöl Nurr, située à environ 775 km au nord-ouest d'Oulan-Bator, est accessible en avion (les vols sont rares), en bus ou en voiture, si vous disposez de votre propre véhicule. Le printemps (d'avril à mai) est la meilleure période pour découvrir le lac, même si le froid est encore mordant et que le lac reste parfois recouvert d'une pellicule de glace. En été (juillet et août), les températures sont plus clémentes mais les touristes bien plus nombreux. Les visiteurs doivent se procurer un permis, disponible sur la route principale qui pénètre dans le parc national Khövsgöl Nuur, à quelques kilomètres avant l'entrée sud, au niveau de la ville de Khatgal. Amarbayasgalant Khiid Amarbayasgalant Khiid est considéré comme le monastère le plus important de Mongolie, après celui d'Erdenizu, mais aussi comme l'un des plus beaux. Situé au centre-nord du pays, il fut édifié en 1737 par le souverain mandchou Kansu. Dans les années 30, dix des trente-sept temples furent détruits. Aujourd'hui, les temples sont fermés, mais le moine supérieur se fera un plaisir de les ouvrir pour vous et de vous faire assister aux cérémonies quotidiennes des 30 moines qui y résident. Un bus par jour et de nombreux trains rapides relient Oulan-Bator et Darkhan, située à 219 km au nord-ouest de la capitale. Il faut ensuite louer une jeep pour couvrir les 140 km qui séparent le monastère de Darkhan, en direction du sud-est. Parc national Gurvansaikhan Le Gurvansaikhan est l'un des rares parcs nationaux du désert de Gobi véritablement digne d'intérêt et doté d'infrastructures correctes (hébergement, routes). On y découvrira des montagnes, des fossiles de dinosaures, d'extraordinaires dunes de sables et des formations rocheuses étonnantes, ainsi qu'une vallée gelée la plus grande partie de l'année. Le parc abrite plus de 200 espèces d'oiseaux, dont le vautour moine, la fauvette naine et l'outarde Houbara. La végétation éparse assure la subsistance de l'antilope à queue noire, du léopard des neiges, du bouquetin, du mouton d'Argali et d'espèces de chameaux sauvages en voie de disparition. Un droit symbolique est demandé à l'entrée qui donne sur la vallée Yolyn Am, où se trouve également un petit musée d'animaux empaillés. Ce désert, qui enflamme l'imagination de beaucoup d'entre nous, est avant tout une vaste étendue d'herbes, de broussailles et de pierres : les oasis et le sable ne représentent qu'environ 3% de sa surface. Mais le Gobi n'en reste pas moins une terre de tous les extrêmes : il ne pleut véritablement que tous les 2 ou 3 ans, les températures oscillent entre 40° C en été et -40° C en hiver et les tempêtes de poussière du printemps sont parfois d'une grande violence. Gurvansaikhan est situé à 340 km au sud-ouest d'Oulan-Bator, près de la ville de Dalanzadgad, à proximité de la frontière chinoise. Pour se rendre au Gobi, la plupart des voyageurs prennent l'avion jusqu'à Dalanzadgad puis louent une jeep. Un bus relie également Oulan-Bator et Dalanzadgad une fois par semaine. Khovd Ancienne petite bourgade rurale devenue par la suite un centre d'échange entre la Russie et la Mongolie, Khovd est aujourd'hui une grande ville industrielle et constitue un bon point de départ pour explorer la Mongolie occidentale. Au nord de la ville, les ruines de Sangiin Kherem, ville construite en 1762 par des seigneurs de guerre mandchous, sont en train de disparaître, faute d'entretien. Les murs d'enceinte furent complètement abandonnés après la révolution chinoise de 1911. Les collines vallonnées qui se déploient vers le nord offrent de beaux paysages et invitent à la randonnée. Khovd se trouve à 1 425 km à l'ouest d'Oulan-Bator. On peut s'y rendre en bus via Arvaikheer, Bayankhongor et Altaï. Des vols relient régulièrement la ville à la capitale. Une fois sur place, la meilleure solution est de louer une jeep pour explorer les environs. Culture Coutumes Les Mongols sont nomades depuis des millénaires. Malgré l'urbanisation, les traditions des steppes sont toujours vivaces. Même dans les villes, la plupart des habitants vivent dans une ger (yourte), une grande tente de feutre blanc pouvant se déplacer facilement, toujours agencée de la même façon : l'entrée est orientée vers le sud ; au fond, légèrement à gauche, se trouve la place d'honneur pour les invités ; l'arrière de la yourte, appelé le khoïmor, est réservé aux aînés, c'est là que l'on expose les objets de valeur. Contre le mur du fond trône l'autel familial, sur lequel on place les images bouddhistes et les photos de famille. Langue Le mongol, la langue officielle, appartient à la famille altaïque qui englobe le turc, le kazakh, l'ouzbek et le mandchou. L'alphabet cyrillique remplace l'écriture mongole depuis 1941. Quelques mots utiles : Oui : tiim Non : ügüi Merci : bayarlalaa Excusez-moi : uuchlaarai Bonjour : sain bainuu Au revoir : bayartai Comment puis-je aller à... ? : bi. yaaj yavakh ve ? Nourriture "Garde le petit déjeuner pour toi, partage le déjeuner avec tes amis et réserve le dîner pour tes ennemis", dit un vieil adage mongol. Composés généralement de mouton bouilli avec beaucoup de graisse et de farine, et parfois de quelques produits laitiers ou de riz, le petit-déjeuner et le déjeuner constituent effectivement les repas les plus importants pour les Mongols. Saucisse de boyau de mouton, marmotte cuite ou lait de yak font partie des quelques mets aux saveurs pour le moins « dépaysantes » que vous pourrez goûter. Les Kazakhs de l'Ouest améliorent leur quotidien avec de la viande de cheval. Grands buveurs de thé, les Mongols ont fait du süütei tsai (thé salé) le breuvage national. La boisson des hommes est l'arkhi (vodka) distillé à partir de l'aïrag, du lait de jument fermenté. Religion Introduit en Mongolie au XIIIe siècle par Kūbilaï Khān, le bouddhisme tibétain s'est très vite répandu dans le pays. Des liens profonds unissent la Mongolie et le Tibet. Une fois dans sa vie, un Mongol bouddhiste tente de se rendre jusqu'à la ville sainte de Lhassa. De leur côté, les Tibétains ont souvent eu recours à des tribus mongoles pour maintenir leur autorité. En 1921, lors de la prise du pouvoir par les communistes, la Mongolie comptait environ 700 monastères pour une population de 110 000 lamas. Dans les années 1930, des milliers de moines furent arrêtés et envoyés dans des camps de travail en Sibérie, les monastères furent fermés et toute forme de culte fut prohibée. La liberté religieuse ne fut restaurée qu'en 1990. Depuis, on assiste à un phénomène de renouveau de la foi bouddhiste (ainsi que d'autres religions). Les monastères et les temples (süm) ont été réouverts. Ils portent toujours des noms tibétains. Il existe une importante minorité de sunnites, dans l'ouest du pays, essentiellement constituée de Kazakhs. Cohabitant volontiers avec le bouddhisme, le chamanisme est toujours très répandu. Il repose sur l'autorité du chaman, prêtre-médecin doté de pouvoirs curatifs, qui éloigne les mauvais esprits grâce au contact privilégié qu'il entretient avec les morts. Signe tangible de ce système de croyance : les nombreux oboos, petits amoncellements de pierres ou de bois posés au sommet des collines ou des montagnes, en hommage aux dieux. Arts La peinture, la musique et la littérature mongoles sont indissociablement liées au bouddhisme tibétain et au nomadisme. Les dances tsam exécutées pour exorciser les esprits du mal témoignent de l'influence du nomadisme et du chamanisme. Interdites durant la période communiste, elles font aujourd'hui peu à peu leur réapparition. La musique traditionnelle s'appuie sur une vaste gamme d'instruments et de techniques de chant. Le khöömi, exclusivement pratiqué par des hommes, est un chant diaphonique qui consiste à émettre plusieurs sons à la fois. Musique et danse ne se conçoivent pas sans le spectacle de quelques contorsionnistes - une tradition mongole très ancienne. L'immense production littéraire du peuple mongol reste en grande partie inconnue des Européens. Ce n'est que récemment que l'ouvrage le plus éminent, L'Histoire secrète des Mongols, qui célèbre l'Empire mongol du temps de sa splendeur, a fait l'objet d'une traduction. Histoire Préhistoire:Des ossements découverts dans le désert de Gobi et dans d'autres régions de Mongolie témoignent d'une présence humaine remontant à près de 500 000 ans. Malgré les étés courts, la culture du blé a coexisté pendant des milliers d'années avec l'élevage nomade, que les Mongols ont adopté après avoir domestiqué les chevaux, les yacks et les chameaux. 618-907:Dynastie Tang. C'est à cette époque que le nom "Mongol" apparaît pour la première fois dans les archives chinoises. La Mongolie est alors dominée par un peuple turc, les Ouïgours, qui contrôlent le pays jusqu'en 840, avant d'être vaincus par les Kirghiz. Xe-XIIe siècle:Peu enclins à s'allier avec d'autres peuples nomades du Nord de l'Asie, les Mongols forment longtemps une confédération flottante de clans rivaux. 1189-1227:Un jeune Mongol de vingt ans, du nom de Temüjin, s'impose et parvient à unir la plupart des tribus, ce qui lui vaut le titre de Gengis Khān (Chinggis Khaan "empereur universel"). Si, pour les Occidentaux, ce nom est associé à l'image d'un personnage impitoyable et belliqueux, il incarne avant tout pour son peuple la force, l'unité, le droit et l'ordre. Après avoir établi sa capitale dans l'actuelle Kharkhorin (Karakorum), il lance son impressionnante cavalerie (constituée de chevaux takhi) à l'assaut de la Chine et de la Russie. A sa mort, en 1227, l'Empire mongol s'étend de Pékin jusqu'à la mer Caspienne. 1279:Kūbilaï Khān, petit-fils de Gengis Khān, achève la conquête de la Chine. Au lieu de chercher à agrandir davantage le royaume, il s'efforce de l'unifier. C'est la pax mongolica, l'âge d'or de l'Empire mongol, un des plus vastes de tous les temps. 1294:Mort de Kūbilaï Khān. Des factions rivales se forment et les Chinois commencent à s'opposer au joug mongol. 1368:Les Mongols sont chassés de Pékin par le premier empereur de la dynastie Ming. S'ensuit une longue période de déclin et de lutte entre les Mongols orientaux (héritiers de Gengis Khān) et les Mongols occidentaux (soumis aux Ming) qui dure près de trois siècles. 1616:Les Mandchous, ethnie du Nord-Est de la Chine, s'imposent à leur tour en Asie en fondant la dynastie Qing. Ils rallient les Mongols orientaux et soumettent la dynastie Ming. Leur règne bienveillant sur la Chine dure jusque vers 1800. Puis la corruption et le despotisme précipitent la chute de l'empire. 1911:Fin de la dynastie Qing. Les Mongols proclament leur indépendance et mettent en place un gouvernement provisoire sous l'autorité de Bodg Khaan, le huitième "Bouddha vivant". 1915:Le traité de Kyakhta, signé par la Mongolie, la Russie et la Chine, accorde à la Mongolie un statut d'autonomie limitée. 1924:Proclamation de la République populaire de Mongolie (RPM), qui devient le deuxième pays communiste du monde (dirigé par le Parti populaire révolutionnaire mongol). Aidée depuis 1921 par la Russie soviétique, la Mongolie parvient à préserver une relative indépendance vis-à-vis de Moscou jusqu'à la fin des années 20. Puis le pays est balayé par les purges staliniennes. 1937-1938:Campagne de terreur contre les monastères et les moines, qui décime près de 3% de la population mongole. 1986:Encouragé par les réformes de Mikhaïl Gorbatchev, le décentralisateur mongol Jambyn Batmonkh tente d'introduire la perestroïka et la glasnost dans son pays. 1990:Manifestations prodémocratiques devant le parlement d'Oulan-Bator et grèves de la faim. Batmonkh perd le pouvoir et de nouveaux partis politiques émergent. En mai, le gouvernement amende la Constitution pour permettre la tenue d'élections multipartites, mais les régions rurales plébiscitent le maintien du Parti communiste au pouvoir. 1996:La victoire de la Coalition d'union démocratique aux élections législatives du 30 juin met fin à 75 ans de règne communiste. 1999-2001:Après plusieurs années d'une politique de réformes et de privatisation, la pauvreté et la famine continuent de miner le pays. La rigueur exceptionnelle des deux derniers hivers a sérieusement remis en cause le mode de vie des éleveurs nomades et amené le pays au bord de la crise ( 6 millions de têtes de bétail meurent en raison des températures extrêmes). 2002:Pour la première fois depuis longtemps, la situation économique s'améliore légèrement (3% de croissance). 2005:L'ancien Premier ministre Nambaryn Enkhbayar du PRPM (Parti Révolutionnaire du Peuple Mongol) est élu président de la république en mai, avec 53,4% des suffrages. 2006:Le PRPM décide, en janvier, de quitter la coalition gouvernementale qu'il formait avec le Parti Démocratique. 10 ministres du PRPM démissionnent du gouvernement, celui-ci est ensuite dissous par le Président. Le PRPM forme alors une nouvelle coalition avec des petits partis et son secrétaire général est investi Premier ministre. 2008:De nouvelles élections législatives sont organisées. Le PRPM annonce sa victoire, contestée par le Parti démocratique, ce qui déclenche de violentes émeutes et force le gouvernement à déclarer l'état d'urgence dans tout le pays. L'armée reprend le contrôle et la victoire du PRPM est confirmée. 2009:Les élections présidentielles voient la victoire de Tsakhiagiin Elbegdorj, ex-chef du Parti démocratique. Cette fois, aucune contestation n'est à noter Y aller La plupart des vols à destination d'Oulan-Bator transitent par Pékin, Berlin ou Moscou. Certains tours-opérateurs proposent également des vols via Osaka ou Séoul. La compagnie aérienne nationale est MIAT. Les annulations et les retards sont fréquents en raison des mauvaises conditions météo. La taxe de départ l'aéroport s'élève environ à 5 $US. Se déplacer Dans ce vaste territoire peu peuplé, aux infrastructures limitées, le trafic aérien reste le mode de transport le plus développé. Le pays compte 80 aéroports, dont très peu sont dotés de pistes d'atterrissage goudronnées. La MIAT dessert la plupart des capitales provinciales, des grandes villes et des destinations touristiques - mais pas toutes. Les horaires changent fréquemment, les tarifs pour les étrangers sont bien plus élevés que pour les Mongols et il n'existe pas de système de réservation informatisé, si bien qu'il est impossible d'acheter un billet aller-retour. Les bus sont devenus un mode de transport populaire mais les services restent limités, les véhicules sont vieux et les trajets longs et pénibles. En outre, les chauffeurs ne sont pas toujours sobres et les pannes sont fréquentes. Tous les circuits ont pour point de départ ou d'arrivée la capitale et aucune ligne ne dessert l'Ouest de la Mongolie. Légèrement plus coûteux, les minibus qui font la navette entre les sites les plus touristiques sont plus rapides et confortables. Les taxis ne sont utiles que sur les routes goudronnées - qui ne couvrent que 1 200 km sur les 47 000 km que représente le réseau routier. Les jeeps avec chauffeur et/ou guide, à partager parfois avec d'autres passagers, sont devenues un moyen de transport courant pour atteindre des endroits reculés. Elles sont toutefois lentes et les ennuis mécaniques sont fréquents. Il n'est pas recommandé de circuler avec son propre véhicule, bien que ce soit autorisé si vous êtes détenteur d'un permis international : l'essence est parfois difficile à trouver et les accidents ne sont pas rares. Le réseau ferroviaire est constitué par une unique voie ferrée nord-sud, longue de 1 750 km, qui fait partie du Transmongolien reliant la Chine et la Russie. |